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SOCIETE - Est-ce que les poissons sont heureux en aquarium ?

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SOCIETE - Est-ce que les poissons sont heureux en aquarium ?

Message par Sychriscar le Jeu 5 Mar 2015 - 21:46

Le mode de communication des poissons est moins évident à comprendre pour nous par rapport à un chien ou à un chat. De plus, le fait qu'ils n'aient pas le même mode de vie que nous (dans l'eau et non dans l'air) nous impose une adaptation subtile, pas toujours évidente d'accès.

Les poissons sont des animaux résistants, ils ne sont pas plus fragiles que les autres mais ils demandent d'être plus prudent par rapport aux variations de leur environnement.
Attention également aux raccourcis. Non les poissons ne sont pas heureux juste parce qu'ils nagent, mangent et de reproduisent. Énormément d'espèces, l'humain y compris, peuvent survivre dans des conditions désastreuses sans obligatoirement tomber malades ou décéder immédiatement.
Est-ce une preuve de bien être ou de bonheur ? Non.

Alors comment savoir si les poissons sont heureux, dans de bonnes conditions ?
En respectant leurs besoins. Que ce soit les mœurs, le comportement, la qualité d'eau, la taille adulte, l'alimentation bref tout ce qui fait telle ou telle l'espèce. Il est indispensable de connaître les détails de leurs besoins et de s'y adapter pour qu'ils vivent le mieux possible

La fiche que vous allez lire ci-dessous est fortement inspirée d’un texte que j’ai rédigé en février 2015 pour le forum Rescue : « Vous pensez que les poissons sont heureux en aquarium? », découvrir ce post en cliquant ici.

Pour résumer :
Il est possible de contenter certaines espèces aquatiques (pas toutes) en captivité, uniquement à partir du moment où on connaît, respecte et accède à leurs besoins. Leurs besoins, ce n’est pas juste un récipient et de l'eau, évidemment. C'est s'adapter à chaque espèce et leur offrir l'idéal, du mieux qu'on peut. Si on ne peut pas, quelle que soit la raison pour laquelle on ne peut pas accéder aux besoins d'une espèce ou d'une autre, on n'essaye pas de les récupérer, on ne les prend pas.


Les poissons : des animaux comme les autres

Il me semble compliqué de répondre à cette question sans contextualiser. En effet, on pourrait se poser la même question pour TOUS les animaux, que ce soit l'animal de compagnie, l'animal de rente, l'animal d'élevage, l'animal de "consommation", l'animal de "loisir", l'animal en zoo, etc.

A chaque fois qu'on influence la vie d'un animal, la question de l'éthique devrait être posée, ce qui malheureusement n’est pas toujours le cas. Avec encore davantage de nuances selon l’animal, puisque certains ont, selon l’être humain, plus ou moins d’importance, certains méritant, toujours selon l’humain, plus ou moins de respect.
Soulignons que, probablement car il est aquatique et que ses réactions sont moins facilement compréhensibles pour nous, le poisson est rarement considéré comme un animal sensible.

L'utilisation que l'humain va faire d’un animal donne là aussi différents degrés d’éthique. Restons dans le cadre de la captivité des animaux de compagnie dans cette fiche.

Est-ce que les chats et les chiens par exemple, sont heureux avec nous ?
A priori, nous sommes nombreux à vouloir affirmer que oui. Ils ont de la nourriture, un toit, de l'espace adapté à leur espèce, parfois des compagnons de jeu, on leur donne plein d'amour, des soins si besoin, on gère leur vieillesse, leurs petits soucis, etc.



Donc, il est à peu près possible d'affirmer que les chats et les chiens (pour ne parler que d’eux, mais on pourrait aussi parler des chevaux dans des prés, des lapins ou furets en semi-liberté, etc.) sont "heureux" avec nous (en excluant les personnes maltraitantes, voire les personnes qui exploitent les animaux qu'ils hébergent, souvent sans le savoir) .



Mais et les poissons ?
Le principe est exactement le même que pour les autres. Pourquoi la considération qu’on porte aux poissons serait différente de celle qu’on a pour les autres ?
La différence majeure de l’aquariophilie c’est qu'il est important de contrôler la qualité de l'eau puisque c'est là que les poissons vivent. Mais on contrôle aussi la qualité de l'air chez nous, surtout en présence d’animaux sensibles : on évite les produits toxiques, on évite les courants d'air, les coups de chaud, de froid, etc.

C’est exactement pareil pour les poissons. Il faut éviter la toxicité, les coups de chaud ou de froid, etc. smile  Sauf que tout ça se passe dans l'eau, il convient donc de comprendre au minimum ce milieu pour savoir ce qui s’y passe et en maîtriser les bases.



Pour savoir si les poissons sont heureux, nous devons les mettre au même niveau que les autres (chats, chiens, chevaux, chèvres, etc.). Il faut accepter que, même si les animaux sont aimés, même s'ils sont bien traités, nous les enfermons, nous les forçons à rester avec nous (souvent pour leur propre sécurité, santé, etc.) et ils sont totalement (ou presque) dépendants de nous pour leur survie. C'est exactement la même chose pour les poissons.

Si un chat ou un chien est enfermé dans un placard souillé, on va crier au scandale et se mobiliser, pour les poissons on aura tendance à moins se préoccuper de si leur aquarium est adapté et équilibré. Alors que leur offrir cet équilibre devrait être autant évident que pour les autres animaux !

Si on aimerait dire que les poissons sont heureux, et bien on doit leur apporter ce dont ils ont besoin : ils doivent avoir une nourriture adaptée, un toit donc ici un environnement équilibré, rassurant et non pollué, de l'espace adapté à leur espèce, parfois des compagnons de jeu, on doit les respecter, on les soigne si besoin, on gère leur vieillesse, leurs petits soucis, etc.

Rien que ça déjà, si tout le monde raisonnait de cette façon, le destin de millions de poissons en serait transformé. Et l'aquariophilie continuerait-elle d'exister, pourrait-elle toujours être considérée comme respectable en prenant d'abord en compte la vie du poisson ? La question mérite d'être posée.


Mon animal est heureux, et mon poisson ?

Prenons chaque besoin des poissons et détaillons ce que ce cela signifie concrètement pour eux.

De la nourriture :
Il faut qu'elle soit adaptée à l'espèce. Chacune a des besoins, elles sont toutes différentes. Mais ça s'apprend, il faut le chercher pour le savoir, on ne peut pas le deviner.
Quelques exemples concrets : le poisson rouge est omnivore à tendance herbivore, le Scalaire est carnivore prédateur, le Corydoras est carnivore, le Guppy est omnivore à tendance goinfre, etc.

Le choix de nourriture est extrêmement vaste aujourd'hui, et même si l’argument commercial n’y est pas étranger, les besoins nutritionnels des poissons et l’adaptation à leur zone de nourrissage sont quand même réfléchis.



Il faut noter la contradiction dans la nourriture des poissons d’aquarium. En général, ces produits contiennent la mention « poissons et sous-produits de poissons », « mollusques ». Cela signifie très probablement que des animaux marins sont pêchés et tués pour nourrir les poissons que nous hébergeons. Sans oublier les problèmes éthiques et écologiques de surpêche, de gâchis et de destructions des milieux sous-marins. Il y a un grave problème de cohérence et l’aquariophile respectueux des besoins des poissons en captivité ne doit pas oublier les autres.

Certaines marques tentent de faire passer une notion de pêche durable en utilisant les restes de poissons destinés à la consommation humaine dans leur produit. Mais cela sous-entend donc que l’on nourrit les poissons tropicaux avec des poissons qu’ils ne rencontreront jamais dans leur milieu naturel ? C’est assez perturbant quand on prend conscience de tout ce que cela implique.

Ce problème est également valable pour les animaux carnivores qui partagent nos vies. Les laisser chasser implique un déséquilibre de l'écosystème (les chats pouvant tuer sans besoin de se nourrir, ils ont un véritable impact sur les populations de rongeurs, d'oiseaux, d'insectes, alors que quand on peut les nourrir correctement, cette chasse ne devrait pas être encouragée).
Les nourrir avec des poules, des vaches ou des cochons est-il réellement éthique et « naturel », pour des espèces qui sont en plus élevées depuis des centaines d'années et qui n'ont rien à voir avec la nature ? Des alimentations sans cruauté, équilibrées et adaptées à leur bonne santé sont développées par des professionnels pour les chats et les chiens. A quand la même chose pour les poissons ?!

Un toit, donc pour réadapter à l’aquarium, un environnement équilibré, rassurant et non pollué, de l'espace adapté à leur espèce :
C’est encore une fois identique. Un Saint-Bernard dans un studio, c'est glauque.
Un poisson rouge dans un bocal, c'est glauque.



Il faut s'adapter aux besoins de chaque espèce. Pour préciser : un cheval, on lui offre des hectares, un chien on lui propose de sortir pour courir, se dépenser, un chat on lui offre autant que possible des activités pour se dépenser (jeu, arbre à chat), etc. Bref on s'adapte à leurs besoins vitaux.

Prenons en exemple un poisson mesurant 30 cm hyper vif et enjoué, on ne pourra pas lui offrir un espace plus grand de temps en temps pour qu'il se dépense. On ne peut pas lui faire faire de balade comme à un chien. Donc comme le cheval, il faut lui offrir un espace décent selon ses besoins, selon son espèce.

Vous trouverez de tout comme volume minimal recommandé sur le net, le seul conseil que je peux vous donner : choisissez le plus haut, sauf cas vraiment particulier, voyez le plus grand possible que vous pouvez, ce ne sera jamais trop ou presque.

Et si vraiment c'est impossible, rien ne vous oblige à sauver des poissons !
Si vous avez un jardin de 200 m², vous n'allez pas vous lancer dans le sauvetage de cheval chez vous (si vous êtes respectueux des besoins des chevaux). Idem pour les poissons.
Quelques soient vos raisons, si vous ne pouvez pas vous permettre un aquarium adapté, ne cherchez pas à en monter un.


Parfois des compagnons de jeu :
C'est au cas par cas, d’où le parfois. Selon les individus, les animaux familiers ne toléreront personne dans leur espace (à part vous, et encore), c'est aussi une question de caractère. Chez les poissons, c'est une question de mœurs, différentes chez chaque espèce.
Il y a des espèces sociales, des grégaires, des solitaires, des agressives, des territoriales, etc. Adaptez-vous à elles. Une espèce grégaire ou sociale doit avoir des congénères de la même espèce, et souvent un nombre important pas juste 2 ou 3. Les solitaires ne s’accommoderont pas de partager leur territoire juste parce que vous vous en avez envie ! Et ainsi de suite.

Le Labeo à queue rouge est un solitaire agressif, il se garde un espace conséquent qu’il défend farouchement contre toute intrusion. Selon moi, il n'a pas sa place en captivité.
Accéder à sa fiche sur le forum


Le Combattant est territorial, solitaire et agressif. Il défend un territoire mais bien plus petit que celui que s’octroie le Labeo. On peut lui proposer un espace modeste, sans non plus que ce soit minuscule, évidemment.
Accéder à sa fiche sur le forum


Pourquoi vouloir absolument faire cohabiter des espèces strictement solitaires avec d’autres poissons ? Parce que ça nous arrange ? Parce qu’on veut plein de poissons ? Par caprice ?
Pensez plutôt : quel est le caractère de ce poisson, quels sont ses besoins et donc, quel est le mieux pour lui ?


On doit les respecter :
Quels qu'ils soient. Peu importe les critères subjectifs de l'esthétisme ou nos envies, ça ne compte pas. Imaginez ? Et les poissons qui ne vous plaisent pas, ils peuvent décéder, peu importe ? On ne raisonne pas de cette manière mais au cas par cas, selon si on peut contenter l'animal en l'accueillant chez soi. Ce qui compte c'est si on est prêt et si on a les possibilités pour le sauver, et le sauver de façon adaptée évidemment. Respecter une espèce, c'est lui offrir ce dont elle a besoin pour qu'elle vive le mieux possible sa vie captive.


Des soins si besoin :
Un aquarium demande des soins, comme on a besoin d’accessoires pour les poilus, plumeux, etc. L’hygiène doit toujours être un minimum correcte en présence d'animaux. Imaginez s'ils vivaient dans leurs crottes ou dans une crasse permanente, asphyxiante...  C'est pourtant ce qu'on fait souvent subir aux poissons.
Les bases essentielles d’hygiène d’un aquarium : créer une installation adaptée, favoriser la mise en place d’un équilibre, ne pas avoir trop de poissons, changer un peu d'eau chaque semaine, avoir un filtre adapté, ne pas mettre trop nourriture, nettoyer les vitres, etc. Mais l'excès n'est pas bon non plus, inutile de chercher un aquarium aseptisé, l'équilibre est important, un aquarium vit et évolue. Mais il reste milieu fermé, il faut trouver un compromis. En clair, comme dans nos maisons, il faut aérer de temps en temps big smile

C’est compliqué, long, fastidieux d’entretenir un aquarium ? Si ça l’est pour vous, n’en prenez pas. Pour les autres, attention aux idées reçues, un bon démarrage aidera à avoir un aquarium agréable et facile à entretenir. Deux vidéos sur l’entretien d’un aquarium pour illustrer :




On gère leur vieillesse :
On croirait presque à une blague... Rien que pour les chats et les chiens (et les autres aussi !) les abandons sont effrayants, les refuges débordent, les reproductions sont excessives et non gérées, les animaux livrés à eux-mêmes se comptent à la pelle, etc. Vous doutez-vous de la situation pour les poissons ? Et bien là encore, exactement la même chose que pour les autres.
Sauf que le nombre est démultiplié : en 2012, la France comptait 11 millions de chats et 7 millions de chiens. Et quasiment 35 millions de poissons... Plus il y a d'animaux, plus il y a de dérives et plus il y a d'abandons.

La différence de traitement vient principalement de notre rapport à certains animaux. Pour les chats et chiens, il y a une éthique minimale "automatique" (a priori) pour une majorité de personnes. Peu de gens (même s'il y en a) décident de vendre leur chat, leur chien, parce qu'ils veulent changer de couleur, de comportement, de race, etc. Surtout que l'humain s'attache à ces animaux.
Ce serait abominable : « j'ai un chat depuis 2 ans mais le gris j'en ai marre,  j'ai vu un chat rayé ça ne me dit plus, donc je vais vendre mon gris et acheter un rayé. »
« On va faire un échange, je te donne mon Labrador contre ton Berger allemand ! »
Ou alors, « j'en ai marre de mon chat, donc je vais l'étrangler et le jeter à la poubelle. »

Évidemment, ces phrases exemples sont provocatrices. Mais pourquoi ce n'est pas abominable aussi pour les poissons ? Ils sont traités exactement de cette manière. Et tout le monde trouve ça normal.

ADOPTER n’est pas encore répandue pour les poissons, les sauver est encore assez rare. On les vend, on les donne, on les échange mais les adopter ou les sauver... Car si la nuance passait, cela les rendrait... vivants ! Cela ferait petit à petit évoluer leur image de "choses", de "biens", de "ils sont tous pareils". Mais aujourd’hui,  on en a marre d'une couleur, d'un comportement, alors on change. Comme si c’était des meubles, des décorations, ce comportement étant largement encouragé par l'animalerie en passant.
Mais comme tous les animaux, chaque espèce de poisson à une espérance de vie propre.
Bien sûr, il y a une différence d’espérance de vie en milieu naturel ou en liberté dehors et en captivité. Mais maintenant qu'ils sont là, nous sommes responsables d'eux, et durant toute leur vie.

Le poisson rouge ?

Si on leur laissait leur chance, les variétés les moins sélectionnées dépasseraient les 25 ans.

La loche clown ?

Idem, elle peut vivre au moins 25 ans.

Le néon bleu ?

Il peut vivre jusqu’à 10 ans.

Le Guppy ?

2 à 3 ans, 5 ans max.

Pourquoi ce n’est pas pris en compte quand on adopte/récupère un ou des poissons ? Quand on le sait, pourquoi ça n'a aucune importance ?
C'est un argument qui revient souvent pour les chats ou  les chiens : « attention, sachez que vous vous engagez pour une dizaine voire une quinzaine d'années minimum. »
Mais les poissons, tout le monde s’en fiche. Ils n'auront jamais ou rarement de lieu de vie ou de maître unique. Toujours à être baladés, stressés, déstabilisés.

Car un changement de propriétaire… La notion qui tue ! Après le débat du mot « meuble » dans le code civil, on pourrait croire à une évolution, que les animaux ne sont pas des choses. Mais la législation n'a pas changée, il n'y a absolument aucune différence : les animaux sont devenus des « êtres vivants doués de sensibilité » toujours « soumis au régime des biens ». La définition d’un « bien » par Wikipédia : il y a un accord sur le fait qu'un bien est, d'une manière générale, une chose appréhendée par le droit, c'est-à-dire susceptible d'appropriation. Malgré les lois qui les protègent, on peut posséder un animal et en être propriétaire.

Un changement de « propriétaire » pour un chat ou un chien est un traumatisme dans beaucoup de cas, pour les poissons c’est la même chose ! Ils changent d'eau, de bac, d'environnement, voire de congénères, sans parler du transport, etc. Le stress est tout autant présent et certaines espèces le vivent très mal. Donc non, ce n’est pas anodin de déplacer les poissons.

Ce sont des animaux ressentant la douleur, le stress et la peur, donc pourquoi ne pas les mettre à la même enseigne que les autres ?
« Vous souhaitez adopter un poisson rouge ? Attention, vous vous engagez pour une quinzaine voire une vingtaine d'années. » Si cela est trop contraignant pour vous, n'en prenez pas !

Le caprice, l’égoïsme et l’envie d’avoir tel ou tel poisson sont encore trop souvent gagnants. Toujours l'humain d'abord. Au détriment de la vie et de l'intégrité des animaux aquatiques.


Leurs petits soucis :
Est-ce que sincèrement, à partir du moment où le chat ou le chien est simplement vivant, marche, et mange cela veut dire automatiquement que tout va parfaitement bien, qu’il n’a aucun souci, qu’il est heureux et épanoui ? Il y a des nuances. Et si sa nourriture n'était pas adaptée ? Et s'il n'est pas vacciné, etc. ? Tous les animaux ne montrent pas qu'ils souffrent en plus. Et il y a des spécificités à chaque espèce.

Pour les poissons, c'est pareil. Et si l'eau n'est pas adaptée (trop calcaire, température, etc.), et s’il n'y a pas assez d'espace pour le territoire, et s’il n'a pas assez de congénères, ou si la nourriture n'est pas adaptée ? Et bien, comme énormément d’être vivants, ils pourront selon leur résistance vivre, nager et manger, voire même se reproduire pour certains. Mais ça ne voudra pas dire que tout va bien et que leur santé est exemplaire.

Ça semble plus évident pour nous de sentir que quelque chose ne va pas chez les poilus ou plumeux. Mais pour les poissons, la base est la même. Il faut les observer, les comprendre. Il faut apprendre à les comprendre. Avec patience. Et se faire aider par des connaisseurs pour ça.

Mais un poisson qui n’est pas bien, très souvent ça se voit, et au premier coup d’œil. Si c'est une fragilisation sournoise (comme la nourriture inadaptée, le manque d'espace), comme pour les autres animaux, il faut faire un débriefe total de leur installation ! Et si quelque chose ne va pas, on doit l'améliorer.

Exemple : tout va bien, mais l’aquarium est quand même trop petit pour les poissons présents (manque d’espace). Donc il y a fragilisation des poissons, obligatoirement. C'est incontournable.
Si vous avez une surpopulation ou une espèce qui demande plus d'espace, c'est un aquarium plus spacieux dont les poissons ont besoin, ou de réajuster la population en choisissant ceux qui y vivront bien.


Toujours adapter son aquarium aux poissons.
Ce n'est JAMAIS aux poissons de s’adapter.




Pour en savoir plus : Adoptions sur le forum BDEA
Où trouver un poisson?

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